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7 conseils pour bien vivre son confinement par le Docteur Pradère, Médecin en Santé Publique

Sommaire:

Conseil n°1 : Comment bien me nourrir quand je suis confiné ?

Conseil n°2 : Je suis perdu…..

Conseil n° 3 : Le réveil ne sonne plus le matin, je passe de longues soirées devant la télévision

Conseil n° 4 : Je n’ai rien dans mes placards, je ne sais pas cuisiner

Conseil n° 5 : Dois-je modifier les quantités ?

Conseil n°6 : Je n’ai pas le moral, j’ai envie de grignoter

Conseil n°7 : Si c’est trop difficile, demandez de l’aide

 

Conseil n°1 :

Comment bien me nourrir quand je suis confiné ?

Depuis de longues semaines, nous voilà presque tous confinés chez nous. Sauf exception, personne
n’a été dans une telle situation auparavant.

Peut-être avez-vous pensé les premiers jours : « Fini le  temps passé dans les transports, le collègue qui m’énerve, les enfants à aller chercher à l’école, je vais pouvoir m’occuper de moi ! ».

Avec les jours qui passent, cela se révèle plus compliqué.

Notamment parce qu’il faut s’occuper de son alimentation, puisque c’est ce qui nous intéresse.

Du jour au lendemain, nous voilà face à notre  assiette.

Peut-être avez-vous ouvert les livres de cuisine que vous aviez entassés sans jamais avoir eu le temps de les ouvrir ?

Ou bien, vous avez été pris de panique à l’idée de devoir vous mettre en cuisine ?

Les repères sont bouleversés.

Terminés l’heure de la pause du déjeuner au travail, l’heure du goûter avec les enfants ou le repas du soir avec son conjoint !

Le rythme auquel nous étions habitués a disparu.

Ajoutez à cela des rayons du supermarché vides, une bonne dose d’angoisse et d’inquiétude, et vous avez tous les ingrédients pour transformer le mot « se nourrir » en
« panique ».

Conseil n°2 : Je suis perdu…..

Le mangeur d’aujourd’hui n’a souvent pas l’habitude de cuisiner lui-même.

Beaucoup de repas sont préparés par d’autres, produits industriels ou repas pris en collectivités.

Il nous faut remettre la main à la pâte.

Avec le confinement, le « fait maison » devient la règle.

Quelle angoisse cela ne peut-il pas générer !

Peut- être vous êtes-vous sentis démunis face à vos placards : « comment gérer mon alimentation
avec ce qu’il me reste, ce que je sais faire et le souci que j’ai de préserver ma santé ?»

Soyons clairs : les repères nutritionnels sont les mêmes.

L’être humain a besoin de repas réguliers et équilibrés, qu’il soit confiné ou pas.

Pas besoin de mettre en place un nouveau mode d’alimentation.

C’est encore moins le moment de commencer un régime !

Gérer le quotidien entre quatre murs est suffisamment compliqué et angoissant pour l‘homme moderne.

Ne cherchez pas à révolutionner votre alimentation !

En plus d’entrainer des déséquilibres physiologiques et des carences, ce serait une source de stress supplémentaire. L’organisme n’en a absolument pas besoin en cette période.

Envisagez votre alimentation simplement.

Manger doit rester un plaisir et non une séance de torture pour les neurones.

Se nourrir « fait maison » est bien plus simple qu’on ne l’imagine, même en conservant l’équilibre alimentaire.

Ecoutez-vous et faites-vous confiance.

Vous n’allez plus déjeuner parce que vos collègues vont à la cantine, mais parce que votre estomac fait des gargouillis.

Bonne nouvelle !

Vous êtes plus disponible pour les signaux que vous envoie votre corps.

Une bonne occasion pour renouer avec les sensations de faim et de de satiété, que nous oublions souvent
quand nous sommes contraints au rythme de la vie en société.

Conseil n° 3 : Le réveil ne sonne plus le matin, je passe de longues soirées devant la télévision

Alors, quand manger ?

Essayez de garder un rythme en accord avec la physiologie de l’organisme.

L’être humain est diurne et omnivore.

Il est fait pour dormir la nuit, vivre le jour. Il a besoin d’apports énergétiques réguliers et d’une alimentation variée et équilibrée.

Confinés entre quatre murs, on travaille dans sa chambre, on passe la matinée en pyjama, on dine en faisant un puzzle avec les enfants ou en téléphonant à un ami.

Dans ces conditions, l’organisme ne comprend pas que le moment est au repas.

Il a du mal à percevoir les sensations de faim et de rassasiement. C’est une nouvelle porte d’entrée à une alimentation déséquilibrée.

N’oubliez pas que le repas doit un rester un vrai moment de la journée.

Essuyez de conserver trois apports alimentaires par jour, à des horaires raisonnables.

Consacrez un espace aux repas. Pas besoin d’une pièce entière !

Une simple petite table suffit, mais tenez-vous y.

Asseyez-vous, au calme. Laissez le téléphone, l‘ordinateur et le chien de côté.

Consacrez au moins 20 minutes au repas, seul ou avec ceux qui partagent le logement.

Le repas doit un rester un moment de détente, de calme.

 

Conseil n° 4 : Je n’ai rien dans mes placards, je ne sais pas cuisiner

Après le problème du « quand » vient le problème du « quoi ».

Attention, ne vous laissez pas dévorer par vos émotions en dévalisant le contenu du réfrigérateur ou en oubliant de vous alimenter !

Un organisme mal alimenté sera plus vulnérable à l’angoisse, surtout en cette période où
les inquiétudes sont nombreuses.

Voyons le bon côté des choses.

Les rayons de produits alimentaires sont pour la plupart dévalisés.

Il faut faire avec les moyens du bord. La part de produits industriels dans votre alimentation va
diminuer.

Evidemment, il ne faut pas jeter la pierre à tous ces produits !

Mais revenir à une alimentation moins transformée est l’occasion de reprendre connaissance avec une carotte « non
épluchée non râpée » et avec les arêtes d’un poisson.

Ouvrez vos placards, jettez un œil dans le réfrigérateur.

Que reste-t-il ?

Dressez une liste des denrées disponibles.

Aurez-vous la possibilité de vous approvisionner dans les jours qui viennent ?

Si oui de quoi, dans quels délais, de quelles denrées et en quelles quantités ?

Restez raisonnable

Il y a un commerce à proximité, mais vous pourrez n’y acheter que six flacons de liquide vaisselle ?

Il ne semble pas judicieux de prévoir un pot au feu, même si ça part d’une bonne intention.

Ensuite, gardez-en tête la notion d’équilibre des repas.

Planifiez des menus dans lesquels figurent un produit céréalier, un fruit et un légume, un produit animal.

Ajoutez-y de l’eau à volonté et vous avez un repas très basique mais nutritionnellement équilibré.

Les marchés sont fermés ?

Rien ne vous interdit d’utiliser des denrées natures, sèches, surgelées ou en conserve.

Haricots verts en boite, coquillettes, ou encore filets de poissons surgelés vous offrent de nombreuses possibilités de
préparer des repas simples et équilibrés.

Le pain supporte très bien la congélation. Achetez un grand pain de campagne coupé en tranches et congelez-le.

Il vous suffit de sortir les tranches au fur et à mesure de votre consommation.

Inutile de prendre le risque d’être contaminé par le virus en allant tous les jours chercher des aliments !

Garder une alimentation équilibrée ne doit pas se faire au détriment de votre santé.

 

Conseil n° 5 : Dois-je modifier les quantités ?

Après la préparation arrive le moment de se servir.

Beaucoup d’entre nous en ont perdu l’habitude.

Nous sommes nombreux à consommer des plats prévus pour une personne, qu’ils soient industriels
ou présentés à la cantine d’entreprise.

Maintenant, à vous de déterminer les justes portions.

Inutile de peser ou de de mesurer !

Prenez un repère simple : votre main

Servez-vous d’une portion équivalente à vos deux poings pour les légumes et les fruits, à votre paume pour la viande.

Prenez une portion de pâtes ou de riz qui tienne dans votre poing serré.

La longueur d’un demi doigt pour le beurre.

Une portion allant du bas de la main au bout de vos doigts pour le pain ou pour le poisson, deux doigts de fromage.

Une portion inadaptée, dans un sens ou dans l’autre, entrainerait un risque de malnutrition.

L’organisme est déjà mis à mal par cette vie en confinement.

Inutile d’y ajouter une alimentation déséquilibrée !

Mais ne vous ruinez pas en pilules multivitaminées.

On peut parfaitement avoir une alimentation équilibrée en suivant ces quelques conseils.

Conseil n°6 : Je n’ai pas le moral, j’ai envie de grignoter

Rien d’étonnant à ce que votre moral soit en berne.

Acceptez d’être plus fragile, plus sujet aux émotions fortes, plus angoissé en ce moment.

C’est donc normal d’avoir envie de douceur.

Sans céder à la tentation de grignoter en permanence pour lutter contre le stress, s’autoriser un petit plaisir est possible et même nécessaire.

Cela aide à garder le moral.

Mais pas n’importe comment !

Pas question d’avaler un biscuit debout, à la va-vite, avec le téléphone dans une main, devant un écran ou en faisant réviser à l’ainé ses leçons !

Préparez ce moment, imaginez l’aliment que vous allez choisir.

Choisissez ce qui vous fait plaisir, mais en quantité raisonnable.

Savourez lentement, en y consacrant tous vos sens.

Votre corps et votre moral vous diront merci.

Conseil n°7 : Si c’est trop difficile, demandez de l’aide

Se nourrir en confinement doit rester simple.

Faites avec ce que vous avez et ce que vous êtes.

Si vous suivez ces conseils, ce sera moins compliqué que vous ne pensez.

Et si c’est trop difficile, pourquoi ne pas prendre conseil auprès d’un professionnel ?

Une diététicienne ou un naturopathe de MiamNutrition Academie peut répondre à vos interrogations et vous apporter des conseils personnalisés.

Un échange individuel avec un professionnel de la nutrition sera plus bénéfique que des heures de recherche sur internet, souvent angoissantes.

Ensemble, gardons le moral !

Profitons de ce temps de confinement pour être à l’écoute de notre corps et adopter une alimentation simple.

Ce sera cela de gagné pour la suite, quand nous pourrons enfin retrouver la joie des repas partagés entre amis et en famille, à la maison comme à l’extérieur.

Docteur Pradère, Médecin Thésé en Santé Publique

 

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